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Les charmes inégalés de l’or

Si, côté médecine, on cherche encore un traitement contre le Covid-19, en matière d’investissement, les épargnants ont choisi leur protection. Avec la crise sanitaire, les investisseurs se sont largement tournés vers l’or, confirmant, une fois de plus, son statut de valeur refuge. L’once a flirté avec ses plus hauts niveaux de 2011, atteignant par exemple 1 817 $ le 08 juillet. Un sommet ?

 

Petite ou grande crise ?

Prévoir l’ampleur de la crise économique qui débute est décidemment un exercice bien délicat. Prévisions catastrophistes et bonnes surprises semblent alterner ou se côtoyer. Mais à bien y regarder, tout est question d’échelle de temps. Les bonnes surprises sur le court terme, avec le déconfinement. Entre avril et mai, la consommation en France a bondi de 36 % et l’activité devrait progresser de 14 % entre juillet et septembre. Sans compter une certaine effervescence sur le marché de l’immobilier, porté par l’épargne des Français, qui s’est chiffrée à 55 milliards d’euros pendant le confinement. A long terme en revanche, les perspectives s’obscurcissent. Les effets de la crise sur l’emploi et la croissance se feront sentir d’ici quelques mois, avec un recul de la croissance de 10 % prévu pour cette année et un taux de chômage anticipé à 11,5 % mi-2021.

 

Prêts garantis par l’État : et après ?

Le 25 mars dernier, la France sortait l’artillerie lourde pour protéger son tissu d’entreprises des effets de la crise : un prêt garanti par l’Etat (PGE), destiné à prévenir les faillites. Le montant total des prêts accordés pourrait dépasser les 100 milliards d’euros, grâce à des procédures d’emprunt simplifiées. Si l’ampleur des PGE démontre bien le succès de l’entreprise, cela ne doit pas masquer les questions que soulèvent l’ampleur de l’endettement privé. Toutes les entreprises ne survivront pas à la crise et les faillites entraîneront des défauts de paiement en cascade. Avec 10 % de faillites sur les PGE, l’Etat pourrait avoir à rembourser 9 milliards d’euros. Qui viendront s’ajouter à son propre endettement, lui aussi sur des niveaux record.

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