Produits structurés

Comment améliorer l’orientation stratégique de vos actifs financiers ou opérer des arbitrages tactiques de court terme ?

Quand on parle investissement, on pense immédiatement aux produits de placement « classiques » de type actions ou OPCVM… Beaucoup moins aux produits structurés. Méconnus, ils constituent pourtant une alternative pertinente et flexible pour les investisseurs. A condition d’en comprendre le fonctionnement, l’utilité et leur comportement dans le temps…

Produit à capital garanti, produits de rendement, produits de participation, produits à effet de levier… Il existe aujourd’hui différentes catégories de produits structurés, déterminées en fonction de leur profil risque / rentabilité. Dans tous les cas, ces produits – appelés également produits à formule – sont conçus, sur mesure, pour répondre à des objectifs client spécifiques, dans un contexte de marché actuel et futur.

 

Un produit risqué, une rentabilité amélioré

Véritable classe d’actifs à part entière, ils sont destinés aux investisseurs institutionnels comme aux entreprises et aux particuliers. Ils vous permettent de diversifier votre portefeuille avec des produits financiers auxquels vous n’auriez pas eu accès autrement (matières premières, les monnaies étrangères, les actions émergentes, etc.) mais aussi d’améliorer sa diversification géographique. C’est également un moyen d’augmenter l’exposition aux actifs risqués, sans augmenter le risque du portefeuille, de « miser » sur une tendance de marché ou encore de vous couvrir contre des risques ponctuels.

Par ailleurs, les produits structurés vous ouvrent les portes de structures de rémunération adaptées à vos préférences : rendement annuel élevé, fort potentiel de gain, capital garanti… Au final, avec ces produits structurés, vous pouvez facilement améliorer le profil risque / rentabilité de votre portefeuille à court ou long terme.

 

Une structuration complexe dans un marché donné

Pour une meilleure compréhension, voici un exemple permettant de décomposer la structure de ce type de solution d’investissement dans un contexte de marché donné :

Objectif du produit : Proposer un produit structuré permettant de disposer d’une garantie du capital à échéance de 8 ans + un pourcentage de la hausse réalisée par le CAC 40 sur la même durée.

Pour atteindre cet objectif le produit va être constitué de deux éléments :

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Chaque composante a un coût et représentera un pourcentage de l’investissement envisagé : 

  • Coût de l’obligation « zéro-coupon » permettant la garantie du capital :capture-decran-2016-09-28-a-11-20-02
  • Coût de l’option d’achat permettant de disposer d’un pourcentage de la hausse réalisée par le CAC 40 sur la même durée :
    Lors de la structuration du produit, le prix d’achat d’une option permettant de disposer à l’échéance de 8 ans de 100 % de la performance du CAC 40 est de 20% de l’investissement.
    Or, nous ne disposons que de 15 % de l’investissement pour acquérir une option.
    On calcule alors le pourcentage de la hausse réalisée par le CAC 40 sur la même durée dont je peux disposer dans le cadre d’une option d’achat : (15% / 20%) = 75 %

Conclusion :

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L’actualité de la Bourse et du trading – Octobre 2016

Constat sur les mois passés, perspectives financières et économiques des semaines à venir, analyses de marchés… Retrouvez toutes les informations qui font l’actualité de la Bourse.
Des données économiques et financières décryptées par Jean-Jacques FRIEDMAN, Directeur des Investissements chez VEGA Investment Managers.

 

Marché. Evolution dernier trimestre et perspectives des semaines à venir

Le décrochage des marchés à fin Juin lors de l’annonce du Brexit, et qui a porté très ponctuellement les marchés en dessous des niveaux de 4000 sur le CAC 40, avec une chute de 8% des indices, a constitué le dernier épisode d’une période de forte volatilité de ce premier semestre 2016, qui avait été due au début d’année à la chute des prix du pétrole et aux interrogations quant à la croissance chinoise.

Nous anticipions pour le second semestre  une volatilité paradoxalement nettement inférieure, car les investisseurs commençaient à s’accoutumer à ces situations inhabituelles de stress, notamment géopolitique, en mettant en place des stratégies de couverture, en conservant des liquidités, ou en adoptant des styles de gestion de valeurs de croissance moins sensibles.

L’été s’est révélé particulièrement calme en définitive, avec un marché s’inscrivant durablement sur des niveaux autour de 4400 points.

Le brexit, dernier épisode de stress en date donc, n’a pas entamé la croissance européenne certes modeste mais solide, soutenue en réalité par la baisse du chômage de 2% au niveau européen depuis deux ans.

Sur les semaines à venir, le marché surveillera essentiellement les anticipations autour des élections américaines, où une victoire d’Hillary Clinton n’est toujours pas assurée.

Dans une perspective plus longue, différentes initiatives devraient continuer de se multiplier afin de relancer des initiatives budgétaires des Etats, face à l’impasse de l’utilisation de la seule arme monétaire par les banques centrales.


Produits Structurés

Vous voulez comprendre les « structurés » ? Concentrez-vous sur la volatilité. Sur les marchés traditionnels d’actions ou de taux, vous n’avez le choix que d’acheter, vendre ou vous abstenir.

Avec la notion de volatilité, vous pouvez affiner votre stratégie et réfléchir par exemple à l’amplitude du mouvement que vous anticipez. Ainsi, par exemple vous pouvez définir que vous êtes prêts à ne pas participer à une hausse des marchés au-delà par exemple de 30 %, mais qu’en contrepartie, vous souhaitez gagner davantage si le marché reste stable ou progresse modérément, ou bien garantir votre investissement si le marché perdait par exemple jusqu’à 20 %.

L’intérêt dans une allocation d’actifs ? Deux raisons : remplacer une partie de l’exposition actions ou servir d’alternative à un rendement obligataire, avec des taux au plus bas. Mais attention, vigilance exigée : dans la construction du portefeuille, les risques ne doivent en aucun cas se cumuler !


Entretien Stéphane Levé

3 questions à Stéphane Levé, Responsable du partenariat avec les Caisses d’Epargne au sein de la Banque de Grande Clientèle de Natixis, un des leaders sur les produits structurés actions en Europe, membre du Groupe BPCE. En tant qu’expert des produits structurés, il nous livre son regard aiguisé et ses conseils avisés.

 

Quel regard portez-vous sur les produits structurés ?

Stéphane Levé : Cette classe d’actifs s’est considérablement développée au cours des dernières années. Dans le contexte actuel de taux bas que nous connaissons, elle permet d’accéder à des perspectives de rendement en phase avec les attentes des investisseurs et s’avère être une excellente solution pour compléter son portefeuille. Contrairement à des produits traditionnels, tout est défini à l’avance : le rendement, la maturité qui est généralement celle de l’assurance-vie, autrement dit 8 ans, etc. C’est donc un produit que l’on construit sur-mesure en fonction des attentes du client, de ses objectifs ou encore de son appétence au risque.

 

Quels types de produits à formule ou structurés proposez-vous ?

Stéphane Levé : Tout d’abord il faut savoir que nous disposons d’une haute expertise en matière de produits structurés et que notre équipe est disponible pendant les heures d’ouverture de la Bourse… Ce qui permet de garantir à nos clients une réactivité maximale. Avec nous, il est possible de profiter de cette opportunité à partir de 500 000 euros, alors que le marché fixe le point d’entrée, en règle générale, à 1 million d’euros. Enfin, nous avons noué des partenariats privilégiés avec des fournisseurs d’indices ce qui nous permet de disposer de produits structurés innovants.
Nous mettons donc à la disposition des banquiers privés de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes une gamme de produits étendue, validée par le régulateur et les différentes conformités et permettant de sélectionner le sous-jacent le mieux adapté aux attentes du client… Des produits structurés avec une protection très élevée pouvant atteindre 90% ou plus risqués. A l’image des Autocall avec leurs coupons versés à intervalles réguliers et leur caractéristique « auto-rappelable ».

 

A ce propos, les produits structurés comportent-ils des risques pour les investisseurs ?

Stéphane Levé : Bien entendu. Mais les risques ne sont pas plus élevés que ceux qui consistent à aller en direct sur le marché actions. Ils sont tout d’abord liés à la formule même du produit retenu. Mais l’investisseur est aussi exposé à un éventuel défaut de l’émetteur (qui induit un risque de non remboursement) ou à une dégradation de la qualité de crédit de l’émetteur (qui induit un risque sur la valeur de marché du produit). Par ailleurs, en cas de revente des titres avant la date de maturité, il est impossible de mesurer à priori le gain ou la perte possible, le prix pratiqué dépendant alors des paramètres de marché du jour. Dans tous les cas, ces risques sont clairement précisés au client et figurent, d’ailleurs, sur les premières pages des documents qui lui sont remis.