Il y a 5 mois

Baromètre

Confident business woman presents quarterly progress in meeting using a large display screen. Photographed through a window with reflections.

Les bienfaits d’une vague rose

Le 27 janvier 2021, la loi Copé-Zimmermann fête ses 10 ans. Elle a fixé comme objectif un seuil de 40 % de femmes dans les conseils d’administration des sociétés de plus de 500 salariés. Une occasion de se rappeler des bienfaits de la féminisation des entreprises. Dès 2013, une étude de McKinsey & Cy a rapporté que les sociétés avec la gouvernance la plus mixte affichent un résultat opérationnel supérieur de 48 % à celles ayant une gouvernance uniquement masculine. Les effets de la féminisation sont loin de se cantonner aux instances de gouvernance. Crédit Suisse Research a établi que les sociétés qui ne comptent pas de femmes à leur board ont une performance inférieure de 18 % à celles qui ont des équipes mixtes. Un constat en faveur de la mixité également observé à l’échelle du travail en équipe des collaborateurs.

 

La famille, il n’y a que ça de vrai

Les PME et les TPE en sont convaincues, le retour à la normale sera difficile. Sans surprise, leurs dirigeants anticipent une baisse du chiffre d’affaires en 2020, selon le baromètre « Trésorerie, Investissement et Croissance » du 2e trimestre 2020. Heureusement, l’enquête révèle aussi que seul 1 % des sondés estime que ces difficultés vont les conduire à une cessation d’activité. La crise aura plutôt des conséquences sur les embauches et les investissements. Cette relative bonne forme tient pour beaucoup au caractère familial de ces entreprises. En effet, une famille aux commandes est synonyme d’une meilleure gestion de long terme et d’un moindre endettement. Résultat, comme le démontre l’enquête Crédit Suisse Family 1000 sur les entreprises familiales, celles-ci ont surperformé leurs homologues non-familiales de 305 points de base – ou 609 points de base annualisés – sur le premier semestre 2020.

 

La finance à impact est également efficace en matière de performance

Le mouvement en faveur de l’investissement socialement responsable (ISR) n’est pas nouveau. En 2019, ses encours en France ont ainsi bondi de 32 %. Un enthousiasme que la crise n’a pas mis à mal, bien au contraire. Les événements ont en effet apporté la preuve que l’ISR confère une protection dans les crises. Les entreprises qui intègrent des critères ESG sont plus agiles et pérennes. Elles performent également mieux sur les marchés financiers, comme l’a prouvé leur résilience au premier semestre 2020, alors que le CAC s’effondrait de 17,5 %. L’investissement responsable est donc aujourd’hui considéré comme créateur de valeur, tant pour les investisseurs que pour les dirigeants. Une tendance de fond, alors que la finance verte et responsable est une priorité de la relance économique en France.

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